Les lauréats

Palais de Tokyo

Cécile B. Evans

Née en 1983, Cécile B. Evans est une artiste multimédia belgo-américaine qui travaille entre Londres et Berlin. Diplômée de l’Université de New York en théâtre, elle a présenté des expositions individuelles et collectives à la Wilkinson Gallery (Londres), à la Spencer Brownstone Gallery (New York) au Bergen Art Museum (Norvège), au 319 Scholes (New York), à De Joode & Kamutzki Auction (Berlin), et au ReMap3 (Athènes). En 2012, elle remporte le Emdash Award, et réalise dans ce cadre une œuvre exposée à la Frieze Art Fair à Londres. A l’automne 2013, elle sera artiste résidente au Wysing Arts Centre, à Cambridge.

Le projet : The Brightness est une vidéo en 3D relief qui aborde la notion de perte à travers l’allégorie des membres fantômes. L’oeuvre s’ouvre sur une interview du Dr. Cécile B. Evans, une spécialiste des douleurs fantômes qui porte le même nom que l’artiste. Le recours à la 3D permet de créer des images qui, tout en étant extrêmement réalistes dans le rendu de l’espace, de la forme et du volume, sont insaisissables. Cette immatérialité à la fois magique et banale, laisse place à des dents danseuses qui renvoient à la notion de perte, de mort et de maladie tout en créant un décalage avec ces thématiques.

Palais de Tokyo

David Ancelin

Né en 1978, David Ancelin est un artiste plasticien français. Il obtient son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en 2005. Il vit et travaille à la Cité Internationale des Arts à Paris et enseigne la sérigraphie à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse. Il a participé à plusieurs expositions collectives, notamment 45 mile baci from Bubaque (Guinée Bissao), en 2008 et Urevei E Ruvei au Castello della Lucertola à Apricale (Italie), en 2011. En 2007 il présente sur l’invitation d’Anthony Huberman l'installation Avis de grand frais au sein de l'exposition M, nouvelles du monde renversé au Palais de Tokyo. En 2008 il présente la sculpture Flipper dans une exposition individuelle à la Monnaie de Paris. Son travaille figure au sein de la collection du Mamco à Genève et dans plusieurs collections privées.

Le projet : Deep blue est une installation aux interprétations multiples, à la forme et aux dimensions variables. Instant figé d’un plongeon dans une piscine vide, agrandissement de l’impact d’une goutte d’eau ou architecture monumentale pour un désert, les carrés qui la constitue, pixels de modélisation, permettent une infinité de possibilités. Les jeux graphiques des ondes concentriques provoquent un trouble optique renforçant l’inquiétante étrangeté de cette forme centrale dont la cause demeure inconnue

Palais de Tokyo

Romain Sein

Né en 1981, Romain Sein est un artiste français qui travaille principalement la vidéo et le dessin. Diplômé de l’École Supérieure de l’Image d’Angoulême, il est également intervenant à l'Ecole d'Art de Bayonne et à l'Université de Versailles. En 2006, sa série de mini-clips détournant les images de la conquête de la lune est exposée au Palais de Tokyo. Lauréat d'une bourse culture France en 2007, Il a pris part à des manifestations artistiques telles que l' International Guerrilla Video Festival de Dublin (Irlande) en 2009 et l’European media art festival à Osnabrueck (Allemagne) en 2011. Il a également participé à des expositions collectives, notamment Spazio monitor, La Pelanda, au Musée d’art contemporain de Rome en 2010.

Le projet : Daredevil ou Teufelskerl est un projet construit autour de la Teufelstisch, un spectaculaire bloc de grès qui se dresse dans une clairière de la la Forêt Noire au Sud-ouest de l’Allemagne. Selon, la légende locale, cette immense « table » de 12 mètres de haut aurait été bâtie par le diable en personne. J'ai sollicité un jeune escaladeur afin qu'il entreprenne de gravir le table du diable dans un cours laps de temps. L'action doit être captée par le dispositif stéréoscopique fixé à une grue. Au fur et à mesure de la progression du téméraire grimpeur, le mouvement de caméra dévoile le volume de la table.

Palais de Tokyo

Philipp Engelhardt

Né en 1984, Philipp Engelhardt est un artiste multimédia allemand qui vit et travaille à Karlsruhe. Diplômé de l’Université d’Art et de Design de Karlsruhe, il a pris part à plusieurs expositions telles que Renaissance Nancy 2013, Electronics Alive VII à la Galery Bailey Art Studio à Tampa (USA) ou encore Tracing home à la Siggraph Art Vancouver (Canada) au cours de laquelle il a exposé sa première œuvre en 3D, Hildapromenade.

Le projet : avec son projet « Sunday Painter », Philipp Engelhardt reconstruit en 3D les peintures de son arrière-grand-père et en anime certaines parties de façon à créer une histoire silencieuse faite de mouvements lents et de changements.
Alors que les peintures originales correspondent à la vision de l’œil droit du peintre amateur, « Sunday painter » est la reconstruction de la vue de l’œil gauche. En projetant cette deuxième vue reconstruite sur les peintures originales, une image stéréoscopique se crée et fusionne deux époques et deux mediums. Ce projet s’inscrit dans la lignée de l’oeuvre Hildapromenade présenté à Siggraph en 2011 et qui consistait en l’animation d’une image d’un album photo trouvé dans la rue.